La Commune de Val-de-Ruz est un vaste territoire composé d’une plaine de moyenne altitude cultivée, constellée de villages tantôt traditionnels, tantôt plus urbanisés, et entourée des crêtes du massif jurassien. La révision de son Plan d’aménagement local répond non seulement à la nécessité de mise en conformité avec les nouvelles lois, planifications supérieures et pratiques en matière d’aménagement du territoire, mais aussi à l’importance d’unifier le territoire communal issu de la fusion, en 2013, de 15 anciennes communes.
Cette deuxième étape s’est ainsi concentrée sur six études de base, dont cinq ont été traitées par l’agence : le caractère des villages (conserver et valoriser le caractère spécifique de chaque localité tout en permettant le développement), les chemins piétons (relier les localités, connecter les points d’attraction à l’intérieur des localités et compléter le réseau de chemins de randonnée pédestre existant), les zones d’activités (assurer une disponibilité d’espace suffisante pour le maintien et le développement des activités), le tourisme et les infrastructures publiques (évaluer les redondances et les manques au niveau communal). Un volet nature et paysage complétait ces études et une expertise du développement tourisme accompagnait la réflexion.
La deuxième étape de révision du Plan d’aménagement local a permis d’affiner les travaux du Plan directeur régional et de préparer l’élaboration du Plan d’aménagement local à proprement parler.
Les études de base ont posé un diagnostic et des directions à suivre qui ont été repris et mis en relation avec d’autres éléments déterminants dans le Projet de territoire communal. Au pied du coteau nord-est de la commune se dessine une continuité urbaine qui formera une centralité renforcée avec l’arrivée de la halte du RER à Cernier. D’une part, les secteurs stratégiques de développement et les emplacements pressentis pour les équipements publics et les zones d’activités sont identifiés et des pré-affectations pour la zone à bâtir sont proposées. D’autre part, en contre-point, sont signifiés des césures, vides structurants et espaces de transition entre le bâti et les espaces agricoles ou naturels. Enfin, dans les parties plus périphériques du territoire, sont relevés les sites à protéger ainsi que les éléments des réseaux naturel, paysager et touristique.
